Interview

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Comment devient-on imitateur ?
Adolescent, je suis allé voir un spectacle de Patrick Sébastien. J’en suis sorti fasciné. Je repassais la représentation dans ma tête sans arrêt. A mon tour, j’ai essayé... et puis j’ai commencé à écrire des sketches. C’est vraiment Patrick Sébastien qui m’a donné la vocation !

Vous êtes à la fois imitateur et comédien. Qui prend le pas sur qui ? S’agit-il d’une cohabitation harmonieuse ?
Les relations sont un peu compliquées : En fait, je suis plusieurs à moi tout seul, autant dire que je ne m’ennuie jamais !
Mais je suis très heureux aujourd’hui de pouvoir partager mes envies entre la scène des « one man show », du théâtre et les tournages pour les projets de série TV, de courts ou longs métrages.

Les premières scènes, les premières TV et l'actualité : c'était quand, c'était quoi ?
Lorsque j'ai vraiment commencé mes spectacles, c'était après "Graine de Star" en 1997. J'ai eu la chance de faire beaucoup de scène en province, puis en 2007 je suis venu jouer au Petit Gymnase avec un spectacle intitulé " A moins l'quart pétante". En 2008, j’ai prolongé à la Comédie St Michel et créé une séquence radio « Les Dédicrasses » qui passait chaque jour sur Fréquence Plus en Bourgogne Franche-Comté, puis j’ai intégré l’équipe de l’émission « Les Grands du Rire » sur France 3. En    2009, j’ai investi le théâtre des Blancs Manteaux pendant 8 mois, puis le festival d’Avignon 2010 au    théâtre Le Capitole. C’est alors que je me suis remis à l’écriture, cette fois en collaboration avec Olivier Lejeune autour du spectacle « Christian Legal 100 voix en l’air » dont il signe également la mise en scène. En 2012, j’ai reçu le trophée de l’artiste de l’année pour la région Bourgogne décerné par France Bleu, La Gazette et le Conseil Régional de Bourgogne. Cette année, la direction de Fréquence Plus m’a confié les rênes d’une nouvelle émission d’humour « LEGAL-ILLEGAL »,diffusée chaque mercredi à midi. Je suis revenu de nouveau sur scène à Paris dans mon spectacle « Christian Legal 100 voix en l’air au théâtre l’ARCHIPEL, en étant programmé du jeudi au samedi à 20h.
Ensuite tout en continuant mes spectacles en tournée en province j’ai commencé l’écriture d’une pièce de théâtre « L’invité Surprise » et celle de mon nouveau spectacle « Se l’imite #auxdégâtsdeslieux ». Aujourd’hui la pièce est terminé et nous allons la proposer en tournée et mon nouveau spectacle également.

Vous avez collaborez régulièrement aux « Grands du Rire », sur France 3, La prestation est-elle la même qu’en scène ou deviez-vous adapter vos sketches ?
En effet, c’est en 2008 que j’ai intégré l'équipe d'Yves Lecoq et c’était pour moi un vrai bonheur. Il est vrai qu’on ne joue pas de la même façon à la télévision : une caméra n’est pas un être humain. Il faut réduire la gestuelle, être vif et efficace en dix secondes. La télévision est beaucoup plus violente parce qu’il n’y a pas l’effet miroir que renvoie le public.

Vous cultivez une véritable connivence avec le public. Cette participation, bien qu’imprévisible pour vous est-elle un moteur ou une source de stress supplémentaire ?
L’interactivité avec le public est extrêmement stimulante et j’adore ça ! L’important c’est de ne pas tricher avec son public et de rester maître du spectacle.

Vous dites souvent que le travail n’est jamais terminé. Est-ce de l’angoisse ou du perfectionnisme ?
Au-delà du talent, je pense qu’il faut aussi beaucoup travailler dans notre métier. C’est pourquoi je cherche constamment  à améliorer mes personnages, les ressorts comiques du spectacle dans un souci permanent de coller à l’actu. Mon défi personnel : être meilleur qu’hier et moins bon que demain !